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Lyon, le 23 avril 2012

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Pressions
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Nouvelle, publiée chez la GRANDE MOGNOTERIE
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            "Le plus difficile, dans notre métier, c’est de gérer le flux des affaires. Pendant des semaines, rien que des filatures sans intérêt, sinon celui de faire rentrer assez d’argent pour que la boutique tourne. Pas la moindre montée d’adrénaline ! Et puis soudain, tout s’accélère : les rendez-vous pleuvent, les demandes se précisent, les contrats se signent.

Dans notre agence nous sommes trois, dont moi, Pat, le secrétaire, qui pour être doté de petites cellules grises très agiles, n’en est pas moins arrimé au bureau. Alors sur le terrain, vous avez déjà fait le décompte, nous ne pesons pas lourd. Il arrive que dans ces cas-là, Lionel, le patron, sous-traite, mais ‘y a bien qu’dans les séries télé que les adjoints temporaires font du bon boulot. Dans la réalité, ce sont plutôt des has been
Alors Léo - on a surnommé Lionel : Léo ; c’est plus rapide à prononcer et à écrire sur les bafouilles qu’on s’échange quand la course démarre - alors Léo, Tim et moi doublons nos heures de travail, triplons notre consommation de café et surtout, établissons des priorités. Tim est notre gros bras. Léo est à la diplomatie : il connaît la loi et les usages, que c’est un bonheur de l’écouter parler avec les huiles ! C’est aussi l’as du gotha et de la coordination.

            La priorité des priorités, ça ne se discute pas, ce sont les affaires que nous refile la police. Car la police procède comme nous : elle sous-traite les affaires qu’elle pense mineures, mais sur lesquelles elle veut garder un œil. Au cas où….

            Tenez, hier matin, le sergent Gauthier est venu avec une lettre anonyme. « Comme pour les autres, » il a précisé, « celle-ci a été remise en main propre par un enfant à l’agent de garde du commissariat de police à 8 h 30. Ni enveloppe ni empreintes digitales exploitables… »"
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