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Du Rhône à l'Europe, le 18 mai 2012


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ARBRE  DE  SIGNES, CONTINENTS  DE  L’IMAGINAIRE
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de Danielle BOISSELIER
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       Il y a 9 ans, le salon des artistes européens voyait le jour à l'initiative de la Maison de l'Europe de Lyon, pour que les artistes de divers pays d'Europe puissent se présenter, se rencontrer, sympathiser...
       Lors de l'édition 2012, Danielle BOISSELIER, plasticienne, poète et photographe, présente deux de ses oeuvres. Une visite s'impose à  l'Espace Berthelot, ne serait-ce que pour voir l'extra-ordinaire travail de cette artiste, trop rarement exposée dans nos murs.
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©Danielle BOISSELIER :
Arbre de signes
Photocomposition
imprimée sur tissu
    " Entre profusion et cohérence,
     rendre compte de la diversité des cultures
     et du rêve d’unité commun à l’humanité.

   Des motifs décoratifs centrés des cinq continents
   sont réunis au bas de l’œuvre
   sous un poème de Yeats :
      « Et cueillir jusqu’à la fin des temps,
        les pommes d’or du soleil,
        les pommes d’argent de la lune »
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   L’arbre de signes s’accompagne
                                d’écritures du monde
   comme autant de fruits de l’esprit humain
   reliés à un même univers

             Entre réel
                     Et virtuel,
                     Les fils
                     d’une mémoire vive ;
             Entre une chose
                     Et son contraire,
                     Long cheminement
                     précaire ;
                                                             Entre la vie
                                                                     Et son reflet,
                                                                          ………
                                                                        ………….
                                                                      Infra-mince
                                                                  Métamorphose"
                                                                                                                                            ©Danielle Boisselier
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A voir  à  l'Espace Berthelot, salle Edmond Locard : 14 avenue Berthelot (Tram T2, arrêt : centre Berthelot). Tous les jours (sauf jours fériés) de 14h à 18h30.
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Lyon, le 14 mai 2012

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Le pont des soupirs
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Conte, publié chez la GRANDE MOGNOTERIE
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      "Aireine était princesse. Elle perdit sa mère à l’âge de 7 ans. Le roi pleura son épouse quatre ans durant puis, ayant rencontré une dame qui l’ensorcela, il l’épousa. Les noces passées, la dame usa de sortilèges pour chasser sa belle-fille du palais. Celle-ci en appela à son père, mais il ne l’écouta pas. Alors, la mort dans l’âme, la fillette décida de partir et alla demander conseil auprès de la reine de la Lumière, qui était fée, et dont elle jouissait de la faveur :
– Comment trouve-t-on une place pour soi sur terre, lorsque l’on n’a pas de maison ?
– Il n’est pas en mon pouvoir de répondre à une telle question ! répondit la reine, émue de compassion. Cependant, tu pourrais trouver réponse au royaume des Quatre-Saisons.

– Je ne connais pas ce royaume ! Où se trouve-t-il ? 

– L’on s’y rend en empruntant la route de l’Est. Cependant le chemin qui y mène est long et périlleux ! N’es-tu pas un peu jeune pour entamer une telle quête ?

Se gardant de répondre, Aireine remercia la reine et prit congé. Mais avant qu’elle ne la quitte, elle lui fit don d’une bourse magique - quoi qu’Aireine y puiserait, elle demeurerait toujours emplie - et d’un équipage.

La princesse partit sur la route de l’Est. L’automne flamboya, l’on s’abrita durant l’hiver, le printemps fleurit, l’été revint, et l’automne. Or un jour que l’on traversait une lande sauvage, un brouillard tournoyant et humide s’abattit : il était si épais que les chevaux, affolés par les tourbillons se formant subitement devant leurs naseaux, se cabraient - menaçant de détaler au galop - ou refusaient d’avancer sur le sol détrempé. L’on décida donc de monter le camp ici-même, sur une étroite langue de terre ferme, bordée de touffes d’herbes émergeant d’eaux noirâtres et nauséabondes..."
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Lyon, le 2 mai 2012

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Regard
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Parfois,  

sur le regard 

que prête le matin 

à la lumière, 

vole un oiseau… 

© Michèle Rodet 
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Lyon, le 23 avril 2012

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Pressions
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Nouvelle, publiée chez la GRANDE MOGNOTERIE
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            "Le plus difficile, dans notre métier, c’est de gérer le flux des affaires. Pendant des semaines, rien que des filatures sans intérêt, sinon celui de faire rentrer assez d’argent pour que la boutique tourne. Pas la moindre montée d’adrénaline ! Et puis soudain, tout s’accélère : les rendez-vous pleuvent, les demandes se précisent, les contrats se signent.

Dans notre agence nous sommes trois, dont moi, Pat, le secrétaire, qui pour être doté de petites cellules grises très agiles, n’en est pas moins arrimé au bureau. Alors sur le terrain, vous avez déjà fait le décompte, nous ne pesons pas lourd. Il arrive que dans ces cas-là, Lionel, le patron, sous-traite, mais ‘y a bien qu’dans les séries télé que les adjoints temporaires font du bon boulot. Dans la réalité, ce sont plutôt des has been
Alors Léo - on a surnommé Lionel : Léo ; c’est plus rapide à prononcer et à écrire sur les bafouilles qu’on s’échange quand la course démarre - alors Léo, Tim et moi doublons nos heures de travail, triplons notre consommation de café et surtout, établissons des priorités. Tim est notre gros bras. Léo est à la diplomatie : il connaît la loi et les usages, que c’est un bonheur de l’écouter parler avec les huiles ! C’est aussi l’as du gotha et de la coordination.

            La priorité des priorités, ça ne se discute pas, ce sont les affaires que nous refilent la police. Car la police procède comme nous : elle sous-traite les affaires qu’elle pense mineures, mais sur lesquelles elle veut garder un œil. Au cas où….

            Tenez, hier matin, le sergent Gauthier est venu avec une lettre anonyme. « Comme pour les autres, » il a précisé, « celle-ci a été remise en main propre par un enfant à l’agent de garde du commissariat de police à 8 h 30. Ni enveloppe ni empreintes digitales exploitables… »"
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Lyon, le 8 avril 2012

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DES FLEURS
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Des fleurs, j’ai appris
   Les racines,
      La sève,
        Les tiges
          Et le rayonnement
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A recevoir la rosée
   A m’ouvrir au soleil
A danser avec le vent
    A commercer avec la terre
                          Et puis à me fier au gel en attendant le printemps

                                                       Cela aussi dispose au chant
                                                                                                                                   © Michèle Rodet 
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Lyon, le 4 avril 2012

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LECTURE  PUBLIQUE

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Samedi 7 avril 2012 à 18h30
Entrée  libre

Dans le cadre du festival
HORS-CADRE - 3e rencontres cinéma et littérature


Les membres de l'atelier d'écriture animé par Frédérick Houdaer vous invitent à la lecture de leurs textes sur le thème  ECRIRE  POUR  VOIR.

Le festival HORS-CADRE  se déroule du 3 au 7 avril,
au cinéma Gérard-Philipe de Vénissieux.


VENEZ  NOMBREUX,  CE  FESTIVAL  VAUT  LE  DEPLACEMENT !


Lyon, le 30 mars 2012

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Plages-
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Nouvelle, publiée chez la GRANDE MOGNOTERIE
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       " Heureusement qu’il y a la plage ! Gwenn Traezhenn est mon royaume, mon refuge, mon univers. Non qu’elle m’appartienne, les plages sont du domaine public comme chacun sait, mais la belle saison achevée, plus personne n’y vient ! Alors j’y ai élu domicile…

Bien que Gwenn Traezhenn soit devenue mon territoire, n’imaginez surtout pas que je l’aménage à ma façon. Ce serait même plutôt le contraire : c’est la plage qui me façonne à son image. 

Dans mes yeux gris-bleu
un océan de vagues -
marées, pluies et vents

A l’école, on me traite de sauvageonne… Il est vrai que je m’enfuis souvent de la maison. Sûr que cela n’arrange pas l’atmosphère qui y règne, mais je n’y suis pour rien. Sûr aussi que passer une nuit sur une plage ne présente pas bien : à l’heure de la rentrée, le matin, mes vêtements sont froissés, mes poches et mes ourlets lourds de sable, je sens l’iode et le varech et mes cheveux pénétrés d’embruns s’enroulent en boucles indisciplinées. Mon cartable est parfois si humide que les pages de mes cahiers et de mes livres sont tachés d’auréoles et gondolent. Mes professeurs n’apprécient guère..."

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Gwenn Traezhenn signifie Plage blanche en breton.

Tous mes remerciements à Pierre Peron qui m'a généreusement donné vocabulaire, traductions et conseils concernant la langue bretonne.
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Lyon, le 25 mars 2012

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                  ? 
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 C’est quoi le printemps ?

        Une saison ?
              Une saison, mais pour qui ?
              Une saison pour la végétation ?
        Une saison pour les zones tempérées ?


 Cela fait quoi le printemps ?

 

  Qu’est ce que cela change ?


Le printemps vous fait-il du bien ?
                                        Du mal ?

Le printemps vous pose-t-il question ?

Aimez-vous le printemps ?
         Pourquoi ?






 
  Etes-vous un végétal ?
                 Un animal, un humain ?
 
  Sauriez-vous parler du printemps ?
      En quels termes ?

      Pourquoi parlez-vous de hautes pressions ?
           Le printemps appuie-t-il ?
                    Sur qui ?  
                    Sur quoi ?
                  
Pourquoi le printemps fait-il parler ?

A cause de qui ? De quoi ?
          Pourqui ?

Etes-vous un végétal ?
Un animal, un humain ?

Qui fait-il parler ?
       Depuis quand ?


       Depuis qu’il y a des poètes ?

                                       © Michèle Rodet





Lyon, le 18 mars 2012

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   Entre mes lèvres
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   un silence de pierre -
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   la poésie nait
            
                           ©  Michèle Rodet
 
 
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Lyon, le 4 mars 2012

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Lecture de poèmes à la bibliothèque du Bachut (Lyon 8ème)
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A Lyon, le Printemps des Poètes commence le 5 mars !

Ce 14ème Printemps des Poètes invite à écouter comment la poésie tient aux commencements, à l‘apprentissage du monde, à ses joies, ses plaisirs et ses blessures, et aussi aux rapports que les poètes entretiennent avec la langue et le langage en leurs surgissements : liberté, musicalité et créativité assurées !

Dans ce cadre, je suis invitée par la médiathèque du Bachut à venir lire l'un de mes poèmes, lors du Tremplin poétique, parmi d'autres poètes.
 
Cette lecture aura lieu dans l'auditorium de la médiathèque
le vendredi 9 mars 2012
à partir de 18 h 30.
 
Il y aura aussi de la musique. La soirée s'achevera autour du verre de l'amitié.
Ce sera l'occasion de rencontrer des poètes de la région lyonnaise.
 
L'entrée est libre.
 
VENEZ ! VOUS ÊTES LES BIENVENUS !
 
Vous trouverez plus d'informations dans Topo, le journal des bibliothèques de Lyon. 
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